Tuesday, August 26, 2014

Tuesday, July 15, 2014

La démothèque, c'est quoi?

Bibliothèques de Paris : Démothèque de la Goutte d'Or
http://b14-sigbermes.apps.paris.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=exploitation&PORTAL_ID=portal_model_instance__demogout


En résumé: un artiste qui a fait une démo peut en déposer un exemplaire dans cette "démothèque". Elle sera prêtable, non pas comme les autres supports musicaux des bibliothèques contre une carte payante, mais bien comme les livres, avec une carte de bibliothèque gratuite.

Ce n'est pas marqué que l'artiste doive être le compositeur. Si quelqu'un voudra faire un compositeur de l'époque baroque inconnu sauf pour les spécialistes, ou si quelqu'un voudra faire un enrégistrement avec mes compositions, je ne crois pas que ce soit interdit - au moins ce n'est pas marqué. D'ailleurs, souvent les artistes sont aussi leur propres compositeurs.

Bon, en attendant qu'un quatuor va s'apitoyer sur mes quatuors, faire un maquette et la déposer pour la démothèque, devenir connus, se remporter de l'argent et me remporter de l'argent, je fais quoi? Encore une composition, ou je roule les pouces?

Hans Georg Lundahl
Bibl. Audoux
St. Henri I, Empéreur Romain
de Nation Germanique
15-VII-2014

Monday, July 7, 2014

Un compositeur noir pour le studio Ghibli?

"Le Mozart Noir :Reviving A Legend" - Joseph Boulogne, Le Chevalier des St. Georges (Part 1 of 5)
TheReturnOfStephan1
http://www.youtube.com/watch?v=vILAgsHUlt8


Dans la "gotha Noir" je trouve comme premier personnage un contemporain (plus ou moins) de Mozart. Je suppose que la musique du documentaire est par le compositeur, alors il est très bon. Voici du texte de ce livre, une petite citation:

L'homme était un fabuleux compositeur, le premier sans doute à avoir exprimé avec autant de justesse les sentiments humains. Mais à la différence d'un Mozart, qui a su utiliser Da Ponte, le Chevalier de Saint-George n'a jamais trouvé un librettiste à la hauteur de son talent. Et réglièrement, la critique saluait la force de sa musique, mais brocardait la faiblesse des intrigues de ses opéras. IL n'a d'ailleurs pas été le seul. À l'exception notable de Mozart, de Gluck et, plus tard, de Boieldieu, la plupart des livrets d'opéra de l'époque tombent des mains. Moutons, petits oiseaux, ruisseaux, orages, jolies marquises et comtes aux nobles sentiments : tout le bestiaire et l'imagerie du règne de Marie-Antoinette y passent.


Voyons, je crois qu'on a la recette d'un succès.

Moutons,
Il me semble que Heidi, par Johanna Spyri, passe assez bien de nos jours. Comme BD et comme animé encore davantage que comme livre.
petits oiseaux,
"Låt oss liksom svalorna, bygga oss ett bo" - les hirondelles passent assez bien en Suède.

Sans oublier les petits oiseaux dans le film Disney Cendrillon! Parlés par Marion Darlington.
ruisseaux,
Et les scènes de la Old Forest et de Fangorn font parti du bonheur chez les lecteurs de Tolkien, sans oublier les ruisseaux dans le roman Le Hobbit, et il y a des scènes en Narnia avec, comme celle où Jill voit Aslan à travers un ruisseau.
orages,
Hitchcock? Ou le film Île du Trésor?
jolies marquises
Et depuis quand est-ce que les jolies filles ne passent plus, si elles sont bien kawaii?
et comtes aux nobles sentiments
On préfères peut-être les nobles sentiments (voir aussi les mangaka nippons) aux sentiments pas toujours tout aussi nobles d'un Comte Dracula, non?


Peut-être que le Chevalier Saint-Georges préférait ses librettistes à Da Ponte? Et peut-être qu'il avait raison.

C'est triste que l'écrivain Alain Guédé soit trop politicalement correct pour apprécier ce qui pourrait de nos jours donner une carrière posthume à Saint-Georges. Mais peut-être que son opéra ne plaira pas tellement aux Noirs de France qu'aux Japonais - et aux Autrichiens?

Ça serait dommage s'il était surtout entendu dans ses compositions maçonniques et funèbres. Comme ce serait le cas pour Mozart. Même de la Flûte enchantée on se souvient mieux de Papageno que du salaud eichmannien Sarastro.

Hans Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
Sts Cyrille et Méthode
7-VII-2014

Saturday, June 21, 2014

Is Ennio Morricone waiting for Box Office incomes for My Name is Nobody?

I tried to access this video (more for Terence Hill than for Ennio, but now it was mentioned, yes, the film music was good).

Terence Hill - My Name Is Nobody ( Full Movie English ) 1973
http://www.youtube.com/watch?v=Fxqc4lae7bI


Cette vidéo inclut du contenu de SACEM, Believe Music, Studiocanal, [Merlin] Rossiter Road UK LTD et de UMPI. Au moins un de ces propriétaires l'a bloqué dans votre pays pour des raisons de droits d'auteur.


Ennio Morricone is not even mentioned. Not "this video contains material belonging to Ennio Morricone" but "this video contains material belonging to SACEM".

If that is the problem.

Or perhaps Believe Music claims the rights to Morricone's music? If that is the problem.

Or perhaps StudioCanal is worried if the video is not blocked, they earn less on lending videos with the film.

But they did not perhaps produce it? How can they then own it?

The company was founded in 1988 by Pierre Lescure as a spin-off of the Canal+ pay-TV network. The original function was to focus on French and European productions, but later made strategic deals with American production companies. StudioCanal's most notable productions from its early years include Terminator 2: Judgment Day, JFK, Basic Instinct, Cliffhanger, Under Siege, Free Willy, and the original Stargate movie. In those days, it was known as Le Studio Canal+.


I am not disputing they have a moral as well as legal right to earn money by lending out copies of My Name is Nobody.

But they do not have a moral right to block everyone else from giving access to the film in other ways, including for free. If they are the problem.

Now, I looked up Rossiter Road. They are on LinkedIn:

Rossiter Road Uk Ltd
http://www.linkedin.com/company/rossiter-road-uk-ltd


We would like to meet artists/musicians of all kinds to help them to make know all around the world, to sell their musics.


If that is honestly what they would like to do (never mind the spelling mistakes, they will correct it no doubt to "help them to make them known" or sth), they are not the problem, they did not ask for that blocking.

Ennio is hardly in need of them to get known and blocking a youtube is hardly making anyone better known.

But, let us suppose that Ennio Morricone has given one of above a legal right (though not a real moral one) to act like this, that gives NO ONE of them any kind of even merely legal right whatsoever to go about - no doubt through unimportant underlings who can be promptly sacrificed if I should succeed - blocking artist after artist who heard of me from playing my music and sending me voluntary royalties.

The composers who buy into this system may or may not have a moral right to do so if they think they would otherwise be ruined by plagiarisers (would Morricone take my place as a beggar if this video were not blocked? I do not think so) BUT neither they nor these right holding companies have any kind of right to take such a decision for a composer who does NOT wnat to sign up on this system.

I am not begging because of all who play my music without paying me. But because my music is not played for paying public by artists then paying me voluntary royalties. And this has come to be so persistent, despite a very prolonged campaign to get played, that I suspect some mighty men are involved in a kind of blockage.

Hans Georg Lundahl
BpI, Georges Pompidou
St Aloysius Gonzaga
21/VI/2014

Thursday, June 12, 2014

Restriction against French Téléthon applies also to March of Dimes.

I just got this clarification from a FB friend or two:

Just so you all know, the March of Dimes is pro-abortion. Do not support them in any way.

The March of Dimes is an organization that markets themselves as a charity that works to prevent birth defects. They started asking for donations of dimes, which suited them because the dime has an image of Roosevelt, who became handicapped. Not that they haven't done some good somewhere, but one of the means of preventing birth defects that they advocate is the prevention of the birth of babies with defects, in other words, aborting them. Then they can point to statistics that show a drop in the percentage of births of babies with handicaps, and claim credit for it.


That is then the exact counterpart of French Téléthon, which I have already explicitly banned from using my compositions to raise money for their cause.

My ban therefore extends to March of Dimes as well.

Hans Georg Lundahl
Bpi, Georges Pompidou
Thursday in Pentecost Octave
12 / VI / 2014

Tuesday, March 4, 2014

Britten n’était pas plagiaire, moi non plus

En CLASSICA n° 160 je trouve une question à laquelle la réponse est exemplaire d'un côté et lacunaire d'un autre:

Q
J’ai retrouvé sur Internet l’ancien indicatif du club de la presse d’Europe 1 de 1976 à 2000. Cette œuvre,The Young Person’s Guide to the Orchestra, opus 34 de Britten, sous-titrée Variations et fuguesur un thème de Purcell , est-elle un plagiat ? Merci de m’indiquer alors les références de la version originale de Purcell, si c’est le cas.

Stéphan Yvon (Rennes)
R
Dans cette œuvre d’une quinzaine de minutes destinée à initier les jeunes aux instruments de l’orchestre, Benjamin Britten a repris un thème de Purcell du rondeau d’Abdelazer, musique de scène créé en 1677.


CLASSICA (n° 160, mars 2014) n’a pas répondu à toute la question. Le magazine n’a pas donné la réponse correcte que The Young Person’s Guide to the Orchestra ne constitue pas un plagiat. Ni directement prétendu qu’elle le fasse non plus.

La question à plus qu’un niveau.

Le niveau juridique précise que dès 50 ans ou 75 de la mort de Purcell il n’a plus de la propriété intellectuelle et artistique, donc il n’y a aucune infraction au code de la propriété intellectuelle et artistique. Britten avait le droit de faire ce qu’il voulait, et si un descendant de Purcell avait voulu lui faire le procès, il ne l’aurait pas pu.

Du vivant de Purcell cette propriété intellectuelle et artistique n’existait même pas sur le plan juridique. Si je reprends un thème de Bob Dylan dans un contexte qui ne lui plait pas, ile peut me faire un procès. Si tel autre compositeur aux temps de Purcell aurait pris ce thème, même de son vivant Purcell n’aurait pas pu lui faire un procès.

Il y a un autre plan, celui de l’honnêteté. Là il ne s’agit pas du droit que l’artiste a à un certain revenu et à un certain contrôle sur ce qui se passe avec son œuvre, ce qu’est le contenu de la propriété intellectuelle ou artistique. Là non plus Britten n’a pas plagié Purcell.

Il faut savoir que même du vivant de Purcell, quelqu’un avait repris le thème en niant qu’il était de Purcell ou en prétendant qu’il était de lui-même seul (c’est autre chose s’il avait dit « de quelqu’un » et laissé à son public de deviner qu’il est de Purcell), Purcell aurait pu lui faire le reproche de plagiat. S’il avait voulu se défendre en lice, il n’aurait pas pu citer Purcell pour calomnie, car il aurait commis l’acte reprochable que lui reprochait, dans ce cas fictif Purcell.

Par contre, si Benjamin Britten sous-titre son œuvre «  x sur un thème de Purcell » alors il n’y a aucun plagiat, mais au contraire un compliment. Ça veut dire « Mister Purcell, votre rondeau est tellement beau qu’un thème peut servir dans ma musique aussi ! » et jamais dans la vie que Purcell aurait pu prendre ça comme un insulte, à moins que le nouveau contexte était vraiment laide.

Combien d’une œuvre peut-on reprendre sans commettre plagiat même sans avouer l’emprunt ? Mon professeur de musique – que j’avais sur SSHL, fin collège et ensuite lycée, sauf quand il était remplacé par un collègue d’Australie - m’a précisé que la limite est de quatre mesures.

Si donc j’ai repris quatre mesures d’un thème de Bach (qui se trouvait dans un livre d’instruction pour l’écriture fugale), et si le thème est de précisément quatre mesures, et si dans ma composition non pas seulement je donne « sur un thème de Bach » (ou « za temat Bacha ») mais en plus je souligne l’endroit dans ma composition où il se trouve à son état pur, il n’y a aucune infraction à la propriété intellectuelle et artistique de Bach et pas non plus contre l’honnêteté.*

En occurrence, c’est ce que je faisais à l’époque que j’étudiais le polonais (d’où le choix de Polonaise plutôt que Menuet, d’où le titre en polonais).

De fait il y a encore deux compositions dans l’ensemble sur ce blog jusqu’à présent** qui ont un thème emprunté. Dans l’une occasion Oscar Hammerstein II devrait avoir des héritiers encore en vie, mais ce n’est que le thème subsidiaire de Doe, a Deer … (et avoué comme tel), dans l’autre occasion j’ai laissé à mon public de deviner la référence.

Ceci n’est pas plagiat. Honni soit qui mal y pense.

Hans-Georg Lundahl
Bibliothèque Mouffetard
St Casimir de Pologne et
de la Lithuanie
4-III-2014

* Quant à la possibilité que le thème soit d'un autre compositeur, il y aura emprunt mal attribué, mais pas du plagiat pour mon propre compte. Il y avait dans le livre d'écriture fugale deux listes de thèmes, un purement de Bach et celui était de l'autre liste qui comprenait des thèmes de Bach aussi. J'avais confondu les listes et je n'ai pas trouvé autre précision quant au compositeur.

** Qui exclut jusqu’à présent les œuvres de jeunesse qui reprenaient incessablement Folie d’Espagne, sa version en gamme Majeure (ce qui donne God save the King, à peu près, mais je crois avoir évité de le reprendre directement), et le thème de Six Ribbons que le remplaçant australien avait présenté comme une reprise d’une chanson populaire (Three Ribbons, je crois l’avoir croisé sous ce titre) après ma requête sur le programme sérialisé Against the Winds, des thèmes sur lesquels j’ai fait mes dix mille heures proverbiales de « gammes » en matière de composition.